Pour comprendre le goût d’un Fédou, laissez tomber l’étiquette. Regardez dehors.
Ici, sur le Causse Méjean, la terre ne donne rien facilement. L’hiver cogne, le vent souffle, l’herbe se mérite. Ce territoire dur forge le caractère de nos brebis, et donc celui de notre lait.
Mais ce lait n’arriverait jamais jusqu’à la cuve sans les éleveurs qui se lèvent chaque matin, 365 jours par an, pour prendre soin de leurs bêtes.
Le premier secret de nos fromages, c’est d’abord une histoire de poignées de main.

Ce que vous payez vraiment (et pourquoi ça compte)
Nos fromages ont un prix. Pour vous, comme pour tous ceux qui veulent savoir ce qu’ils mangent, il faut que l’argent aille au bon endroit.
Quand vous achetez un Claousou ou une Tomme du Fédou, vous rémunérez le travail d’une année. Vous payez les heures dans la bergerie par temps de gel, les foins en plein cagnard et le soin porté aux animaux.
Au Fédou, on ne cherche pas le lait le moins cher du marché. On veut le meilleur lait du Causse.
C’est pourquoi nous tenons à une grille de paiement stricte, mais juste :
- La qualité avant le volume : nous payons le lait selon sa richesse fromagère (gras et protéines) et sa qualité bactériologique.
- Le soutien local : en collectant le lait du causse et nulle part ailleurs, nous maintenons la vie dans nos villages.
C’est un choix militant : refuser la standardisation pour que nos éleveurs vivent dignement de leur métier, ici, chez eux.
Des noms, des visages, pas des numéros
L’industrie mélange le lait dans des camions-citernes de 30 000 litres. Nous, nous connaissons les prénoms de chaque famille d’éleveur.
Le camion du Fédou fait sa tournée sur le Causse Méjean et le Causse de Sauveterre pour aller de ferme en ferme. Ce sont nos voisins et les gardiens de nos paysages.
Voici ceux qui font le goût du Fédou :
- À La Volpillière : Théophile et Sylviane (GAEC du Petit Buis), qui bossent parfois avec leurs juments comtoises pour les foins.
- À Fraissinet de Poujols : Stéphane et Fany (GAEC des Esquillous), jeunes parents installés récemment.
- À Nivoliers : Jean-Rémy, arrivé dans l’aventure il y a peu.
- Aux Vignes : Jean-Louis, un passionné de la terre pour nourrir son troupeau.
- À Valbelle : Hervé et Dominique, frère et sœur complices à la traite du soir.
- À Florac : Jean-Philippe au Pradal, et Dominique au GAEC le Marronnier.
- À Saint Pierre des Tripiers : Patricia et Vivien au GAEC de La Viale.
- Et bien sûr, à Hyelzas : Hugues et Clément, nos voisins immédiats, dont les brebis pâturent face aux Gorges de la Jonte.
Nos 11 producteurs ne sont pas uniquement des fournisseurs. Sans eux, il n’y a pas de Fédou.
Découvrez les éleveurs en actions dans leur travail du quotidien.
De la ferme à la fromagerie : le respect de la matière
Ce lien direct nous garantit un lait d’une fraîcheur totale.
Dès que le lait arrive à Hyelzas, nous prenons le relais avec la même méthode : ne pas abîmer ce que la nature et l’éleveur nous ont donné. C’est pour cela que nous avons choisi le lait thermisé (chauffé doucement, pas stérilisé) pour une grande partie de la gamme, et le lait cru pour le reste.
Cela permet de garder la flore native : celle qui donne ce goût de noisette et de pierre chaude typique de chez nous.
Ce lait demande de la patience. Pour voir comment on passe de la traite à l’affinage, il faut descendre dans nos caves.
Découvrez comment nous travaillons le lait : Nos fromages & leurs secrets
Envie de rencontrer ceux qui font vivre le Causse ?
Rien ne vaut le déplacement. Passez nous voir à la boutique de Hyelzas. En mangeant un morceau de fromage face à la vue, vous verrez peut-être le troupeau d’Hugues et Clément passer au loin.